Depuis la naissance de mon fils, comme tous les parents j’imagine, je n’ai de cesse de le regarder grandir. Je suis fascinée par les capacités d’apprentissage des tout petits, qui partent de rien et qui, en un temps record, apprennent à marcher, parler, manger seuls et faire un tas de bêtises que nous n’aurions même pas cru possibles. Instinctivement, je me suis mise en retrait, je l’ai laissé expérimenter et évoluer en essayant de ne pas trop m’en mêler. Et j’ai trouvé, et je trouve toujours, qu’il se débrouille très bien par lui-même.

 

Alors quand les loustics de SpeakyPlanet m’ont contactée pour travailler avec eux, j’ai adhéré tout de suite à leur philosophie : les enfants  sont selon moi (ce n’est que mon avis, n’est-ce pas ?) tout à fait capables d’apprendre tout seuls, en s’amusant. Si mon fils a appris à sauter sur ses deux pieds en cherchant le moyen le plus drôle de descendre l’escalier (oui, moi aussi en écrivant ça j’imagine tout un tas de scénarios-catastrophe, mais non, il n’est jamais tombé), un enfant plus grand pourrait sans aucun doute apprendre à dire “nose” ou “hair” en jouant à attraper un cambrioleur.

 

Cela fait quelques temps que je lis des choses à propos des pédagogies alternatives, et notamment la pédagogie Montessori. Je vous laisse aller voir ces quelques liens si vous souhaitez entrer un peu plus dans les détails :

La pédagogie Montessori

Association Montessori Internationale

Association Montessori France

L’éducation nouvelle

La pédagogie Freinet

 

Le principe, dans les grandes lignes, est de laisser l’enfant autonome face à ses apprentissages, de respecter qu’il y ait des moments où il est plus réceptif à un sujet qu’à un autre. Par exemple, si l’enfant est dans une phase où il est intéressé par la géographie, il va être attiré par des activités liées à cette matière (comme un puzzle avec les départements français, ou un planisphère), et du coup l’apprendre facilement. C’est tout le contraire que de le mettre arbitrairement devant une carte de France à apprendre par cœur, à un moment où ça ne l’intéresse pas du tout, et où la tâche lui paraitra de ce fait insurmontable.

Je ne sais pas vous, mais moi je me souviens encore du traumatisme causé par la liste des capitales européennes, que mon père essayait par tous les moyens de me faire entrer dans la tête, jusqu’à faire le pitre pour que je les retienne. Papa, si tu me lis, jamais de toute la vie je n’oublierai que “Bern’ c’est eeeeeeen Suiiiiisse” (avec l’accent de là-bas sivouplé).

 

Bref. J’adhère tout à fait à cette manière de voir l’enseignement, libre, sans autre contrainte que celles que se fixe l’enfant, manière que je trouve d’une logique implacable. Alors, bien évidemment, on peut trouver que c’est un luxe, et c’est difficilement applicable à l’école telle qu’elle existe chez nous, qui relève plus de la pédagogie traditionnelle (même si, et les professeurs me corrigeront, c’est probablement moins schématique que ça). Et puis, je suis juste une maman, et pas un professeur ou un pédagogue, je n’ai pas étudié dans les détails les mécanismes d’apprentissage des enfants, je vous fais juste partager mes réflexions, et mes observations réalisées sur le terrain auprès de ma faune locale ! En tout cas, j’essaie dès que je le peux d’appliquer ces méthodes, qui favorisent l’autonomie, et valorisent l’enfant. Quoi de plus gratifiant pour lui que de réussir à accomplir une tâche qu’il s’est lui-même fixée (Royaume-Uni > Londres ; Espagne > Madrid… comment ça je suis complètement obnubilée ?!)

 

Il me semble que des activités comme SpeakyPlanet, vers lesquelles les enfants se tournent sans contrainte, avec plaisir, vont dans ce sens. Nous n’avons aucun label “pédagogie alternative”, mais il est vrai que nous essayons de nous nourrir de ces réflexions sur l’enseignement lorsque nous inventons les jeux du site.

Laisser l’enfant seul face à son jeu, sans la sanction de la note, ni le regard du parent ou du professeur, et avec la volonté de se dépasser, d’améliorer son score, ça me semble être un moyen très efficace de lui faire apprendre l’anglais, au moins dans un premier temps. Ensuite, j’ose espérer que cela fera naitre chez lui la soif d’en savoir davantage, et d’explorer les horizons plus ardus de la grammaire ou les verbes irréguliers.

 

Et, au pire du pire, s’ils n’apprennent rien en jouant (je refuse d’y croire !!), je me dis qu’au moins, les enfants se seront bien amusés.

 

 

Si vous souhaitez aller un peu plus loin, je peux vous conseiller le livre Apprends moi à faire seul, de Charlotte Poussin, qui est une très bonne première approche de la pédagogie Montessori.

 


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