On continue la série des interviews avec une personne sans qui SpeakyPlanet ne serait jamais né. Il s’agit de Franck, l’un des deux cofondateurs de notre site de jeux pour apprendre l’anglais. Il nous raconte son histoire, son idée et son ambition.

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Franck, dis-nous qui tu es…
Je m’appelle Franck, j’ai 47 ans, je suis le papa de deux enfants de 10 et 12 ans. Je suis particulièrement concerné par le bilinguisme, parce que ma femme est allemande et nos deux enfants parlent couramment le français et l’allemand.
Pour la petites histoire, j’ai des attaches avec l’Angleterre puisque j’ai rencontré ma femme à Londres où elle a travaillé pendant 5 ans. J’y ai vécu et travaillé pendant 1 an.
Professionnellement, j’ai eu plusieurs expériences de responsable éditorial et marketing chez des éditeurs de services en ligne avant de créer SpeakyPlanet en 2011.

D’où est venue l’idée de créer SpeakyPlanet ?
J’ai eu l’idée de SpeakyPlanet lors d’un échange de maison avec une famille de Dublin pendant les vacances de la Toussaint 2010. Au moment de rentrer de Dublin, à la fin du séjour, on est resté bloqués une semaine de plus là-bas à cause d’une grève d’avions. Il pleuvait beaucoup et mes enfants regardaient la tv sans comprendre grand chose. Ayant déjà fait le tour de la ville avec les enfants, je me suis dit que ça serait bien de profiter de la fin du séjour pour les initier à l’anglais.

J’ai donc cherché sur Internet, et je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas grand chose pour les enfants. Il n’y avait rien de vraiment intéressant dans le sens où la plupart des contenus étaient trop scolaires ou trop difficiles.

Ce qui me tient réellement à cœur avec SpeakyPlanet, c’est de faciliter l’accès à l’anglais à tous les enfants, et l’approche ludique est la plus efficace à cet âge. Mes deux enfants sont bilingues mais comme je le dis souvent, ils n’ont pas de mérite particulier. C’est juste qu’ils ont la chance d’avoir des parents de deux nationalités différentes. Parler couramment l’anglais est un atout immense qui devrait être accessible à tous les enfants. Et si les enfants n’ont pas la chance d’y accéder par la famille, il est important que des supports existent pour leur permettre de devenir bilingues.

Est-ce que ce fut difficile à mettre en place ?
On a commencé par créer 3 maquettes de jeux avec Estelle Jollivet. Nous les avons ensuite testées auprès d’enfants de 5 à 12 ans. Ils étaient très enthousiastes, et ça nous a confortés dans notre projet. Nous avons alors constitué une équipe pour créer le site SpeakyPlanet.
Ces 3 premiers jeux sont toujours en ligne (En direct du plateau météo, Attrape les formes et les couleurs et Sentiments et sensations), mais on a fait du chemin depuis car nous avons maintenant plus d’une centaine de jeux. Nous avons dernièrement sorti un jeu basé sur un dessin animé (créé par nos soins) qui remporte un grand succès.
Ce qui est difficile, c’est de trouver des idées de jeux variées, qui plaisent aux enfants mais aussi et c’est très important, des jeux qui remplissent les objectifs pédagogiques. Heureusement, nous avons une équipe très créative, qui déborde d’imagination.

À SpeakyPlanet, en quoi consiste ton travail au quotidien ?
Je me qualifierais d’empêcheur de tourner en rond. On essaie avec l’équipe d’aller toujours plus loin, d’imaginer de nouvelles fonctionnalités, de nouvelles idées de jeux. Comme je suis de tempérament plutôt rêveur, je peux dire que je m’éclate au quotidien. Bon il y a des côtés moins fun, comme le suivi administratif de l’activité, mais il faut bien s’y coller (rires). Je crois que c’est René Char qui disait : “Le poète doit avoir les pieds dans la glaise, et la tête dans les étoiles.”. Je pense que c’est un peu pareil quand on conduit un projet comme SpeakyPlanet : on doit garder les pieds sur terre, et oser rêver.

De quoi es-tu le plus fier sur SpeakyPlanet ?
De tous les commentaires laissés sous les jeux par nos Speakynautes (ndlr : visibles seulement des abonnés). Ils sont enthousiastes, positifs, frais. Beaucoup d’enfants osent même se présenter en anglais. Ils sont en confiance, ils prennent l’anglais comme un jeu. C’est génial d’arriver à faire aimer l’anglais à ce point. Et quand on aime, tout devient plus facile et plus beau !

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